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L’édifice et son histoire

Une architecture inspirée des
palais florentins de la Renaissance

Construction de l'édifice

Dès 1926, la Banque Royale achète tous les édifices présents sur le bloc que forment les rues Saint-Jacques, Saint-Pierre, Notre-Dame et Dollard et les fait démolir afin d’y construire sa magnifique bâtisse qui occupera la totalité du bloc

De 1926 à 1928, s’effectuera la construction du plus grand gratte-ciel de l’Empire Britannique, exprimant l’opulence et la prospérité de la Banque Royale.

La banque confie le projet au cabinet new-yorkais York & Sawyer, spécialisé dans la construction d’édifices bancaires spectaculaires. Ils sont à l’origine de réalisations telles que la Federal Reserve Bank à New York ou encore la First National Bank de Boston.

L’ensemble de la construction fut conceptualisé en fonction des activités de la banque. À cette époque, les gens y confiaient leur argent de plus en plus facilement. Les mesures de sécurité mises en place évoluaient rapidement avec le temps, si bien que l’on qualifiait les voûtes du 360 Saint-Jacques d’imprenables ! Du temps des activités de la banque, on surnommait le sous-sol « La Voûte » d’où le nom du club.

Une architecture remarquable

L’architecture du 360 Saint-Jacques s’inspire des palais florentins de la Renaissance.
La surface du terrain s’étend à 28 576 pieds carrés, sur lequel l’édifice de la Banque Royale se compose de trois parties: le socle de 103 pieds, la tour qui accueille 14 étages et enfin, l’édicule qui se trouve au sommet de la tour.


L’entrée principale se situe sur la rue Saint-Jacques. Les deux portes tambours qui permettent l’accès au bâtiment sont entourées de bronze dans lequel d’impressionnantes pièces de monnaie sont sculptées. Une lanterne également en bronze est suspendue dans l’entrée afin d’éclairer les portes.


Lorsque l’on entre dans le bâtiment, on se trouve immédiatement sous les splendides plafonds de style Renaissance italienne. Leurs compartiments creux sont ornés de moulures roses et bleues ainsi que de feuilles d’or, nous rappelant les plafonds voûtés du Palazzo Vecchio de Florence.

Ces plafonds de bois, haut d’environ 45 pieds, ont été créés et peints par l’artiste Angelo Magnanti en 1928.

22 ans après la construction, le peintre est revenu afin de superviser la première rénovation.

Dans le hall, nous sommes déjà plongés dans l’histoire et la richesse de l’architecture de l’époque.
Aux pieds des escaliers de l’entrée, on peut admirer les magnifiques détails qui habillent les portes en fer forgé. Tout près, on retrouve 6 ascenseurs en bronze qui mènent aux étages de l’édifice. À l’époque, le bâtiment était l’un des seuls à en posséder. On peut également observer cinq panneaux allégoriques sur les portes des ascenseurs illustrant les activités de la banque. Au premier niveau, on retrouve l’ancienne salle des guichets qui est en forme d’une basilique de la Rome antique.

La Voûte

Les chambres fortes de la Banque Royale se trouvaient au second sous-sol de l’édifice. Accessibles par l’escalier principal ou par les sublimes ascenseurs en bronze, une était destinée à l’usage de la banque tandis que l’autre était réservée aux clients. On dit que la reine y conservait ses bijoux pendant de très longues années. Les clients qui y confiaient leur fortune, bénéficiaient des meilleurs coffres qui se faisaient dans le temps: ils étaient en béton renforcés à l’acier et blindés.

En 1928, les moyens mis en place afin de conserver les coffres en sécurité sont une récente innovation. En effet, le fait de pouvoir ouvrir les coffres depuis l’intérieur permettait aux personnes qui s’y enfermaient par inadvertance d’en sortir facilement. Il y avait de moins en moins de personnel de sécurité grâce à la fiabilité des chambres fortes.

Pour accéder aux chambres fortes, il fallait ouvrir leurs impressionnantes portes qui ne pesaient pas moins de trente tonnes ! Il s’agissait des portes les plus importantes du monde en terme de poids, c’était du jamais vu. Les voûtes étaient dotées d’une connection téléphonique et de microphones de manière à les avoir sur écoute même lorsqu’elles étaient fermées. Les informations étaient directement envoyées aux autorités concernées, leur permettant ainsi d’agir rapidement.

C’est en 2002 après de longues années où la Banque Royale avait laissé l’espace vacant, qu’un groupe d’investisseurs acquiert l’édifice. M. Georges Coulombe ainsi que son équipe prennent  alors en charge l’édifice. L’entreprise visionnaire a permis d’accueillir de nouveaux locataires et ainsi redonner vie à cet endroit qui, désormais, connait un achalandage conséquent.

Aujourd’hui, les deux voûtes ne forment qu’une et c’est un privilège pour le club de pouvoir accueillir une clientèle dans un lieu si riche en histoire.

C’est également ici que s’est installé le Crew Collectif & Café. Tous les éléments de la riche architecture de l’édifice ont été conservés. Ce splendide café qui s’étend sur 12 000 pieds carré propose des espaces de travail collaboratifs où les visiteurs ont la chance de déguster des plats savoureux ainsi que de succulentes boissons chaudes.

À l’intérieur de La Voûte, l’éclairage est subtile et le design du club ajoute une touche moderne qui reflète l’élégance de la bâtisse historique. L’équipe de La Voûte est restée fidèle à l’image du bâtiment et a aménagé l’espace du club de manière à conserver son authenticité. Les imposantes portes des chambres fortes ont été conservées, en hommage à leur histoire. Elles sont désormais de nouveau ouvertes et font de cet espace un endroit unique au monde.